« Si un individu s’expose avec sincérité, tout le monde, plus ou moins, se trouve mis en jeu. Impossible de faire la lumière sur sa vie sans éclairer, ici ou là, celles des autres »
Simone de Beauvoir – La force de l’âge
« L’information est le seul bien qu’on puisse donner à quelqu’un sans s'en déposséder. »
Thomas Jefferson,
l’un des rédacteurs de la Déclaration d'Indépendance des États-Unis,

De l'esprit des lois (1748)

Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
Charles de Secondat, baron de Montesquieu

29 novembre 2010

5/ L'interdit par Niki de Saint Phalle

Que cherchait-il ? Là aussi, ce n'est pas simple. Le plaisir, il pouvait le trouver ailleurs. Non ! C'est l'interdit et la tentation du pouvoir absolu sur un autre être qui exerçait une fascination vertigineuse sur lui. Il existe dans le cœur humain un désir de tout détruire. Détruire c'est affirmer qu'on existe envers et contre tout. Mon père m'aimait, mais ni cet amour, ni la Religion Archi Catholique de son enfance, ni la morale, ni ma mère, rien n'était assez fort pour l'empêcher de briser l'INTERDIT.
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Spot 1/3 "Campagne contre le viol"

Chaque année en France des dizaines de milliers de femmes sont violées.
Aucun de ces crimes ne constitue un cas isolé : le viol est un fait social, une marque que les relations femmes-hommes restent profondément inégalitaires dans notre société.

Pour lutter contre cette situation, rappeler ces faits importants et permettre que la honte dont souffrent les victimes de viol change de camp, trois associations, le Collectif féministe contre le viol, Mix-Cité et Osez le féminisme, lancent une pétition nationale.

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28 novembre 2010

16/ Rita Hayworth : être une personne mauvaise et méprisable

Page 264
« Après Ali, Rita s'est engagée sur une pente descendante, une piste de toboggan très, très raide », dira Orson Welles.
Après tout ce qu'elle avait subi, d'abord de la part de son père, 
puis de son premier mari, l'échec de ses mariages avec Welles et Ali khan ne pouvait que confirmer ses pires crainte concernant ses capacités à mener une vie intime harmonieuse – et la concernant elle, tout simplement. Pendant le temps, bref, qu'avaient duré son union avec Welles puis celle avec le prince, 
elle avait connu quelques périodes d'espoir, mais tout cela s'était terminé par des trahisons.
Humiliée par la façon dont Ali s'était conduit lors de cette semaine qu'elle avait passée à Neuilly, blessée par cette parodie de réconciliation, elle était mûre pour une nouvelle crise.
Comme nombre de victimes d'inceste qui épanchent leur rage contre autrui par le biais d'actes autodestructeurs, Rita, en s'affichant si ouvertement avec le comte Villapadierna (malgré les mises en garde de son avocat), criait le malheur d'une femme dont les derniers espoirs de bonheur familial venaient de s'évanouir. 
Puisque les protestataires de Madrid l'accusaient d'immoralité (elle qui souhaitait si désespérément n'être qu'une bonne épouse et une bonne mère), eh bien elle allait abonder dans leur sens, leur prouver qu'effectivement elle ne méritait pas une vie stable et tranquille.

Très souvent la victime d'un inceste fait reporter sur elle la responsabilité de l'acte. Son enfance tragique l'ayant privée de toute estime de soi, tout ce qu'elle subit par la suite ne peut que la confirmer dans l'opinion qu'elle a d'elle-même : celle d'être une personne mauvaise et méprisable.
Savoir cela permet de comprendre comment Rita a pu se retrouver sur cette terrifiante « pente descendante » et se jeter dans une aventure totalement autodestructrice avec un personnage aussi trouble que le chanteur-acteur Dick Haymes – un homme aussi répugnant et manœuvrier qu'Eddie Judson jadis.
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Autres billets sur Rita Hayworth
1/ Livre - Rita Hayworth par Barbara Leaming
2/ Rita Hayworth par Barbara Leaming
3/ Rita Hayworth élevée sous l'emprise et les viols de son père
4/ Rita Hayworth demeurait une élève docile, anxieuse de plaire
5/ Rita Hayworth et sa mère face aux viols par inceste
6/ Rita Hayworth - Parfois elle ne pouvait s'empêcher de pleurer ouvertement devant les metteurs en scène et ses camarades de travail
7/ L'emprise : déjà à seize ans Rita Hayworth pensait sérieusement à se mettre entre les mains d'un protecteur d'un certain âge
8/ C'est ainsi que Rita Cansino devint Rita Hayworth, du nom de jeune fille de sa 
mère
9/ Tout en obéissant docilement aux ordres qu'on lui donnait, faisant exactement ce qu'on lui disait de faire, Rita Hayworth semblait s'éteindre
10/ Rita Hayworth fait preuve d'une assiduité et d'un amour du travail inhabituels
11/ Les tendances autodestructrices inconscientes qui trop souvent guidaient la conduite de Rita Hayworth
12/ Orson Welles & Rita Hayworth et l'alcoolisme
13/ L'image dévaluée qu'avait Rita Hayworth d'elle-même et son sentiment d'infériorité
14/ Ali Khan & Rita Hayworth et l'argent
15/ La dame de Shanghaï selon Barbara Leaming
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24 novembre 2010

Etat de stress post-traumatique (ESPT) : un syndrome du lobe temporal droit ? - Post-traumatic stress disorder: a right temporal lobe syndrome?

Post-traumatic stress disorder: a right temporal lobe syndrome?
B Engdahl, A C Leuthold, H-R M Tan, S M Lewis, A M Winskowski, T N Dikel and A P Georgopoulos
In a recent paper (Georgopoulos et al 2010 J. Neural Eng. 7 016011) we reported on the power of the magnetoencephalography (MEG)-based synchronous neural interactions (SNI) test to differentiate post-traumatic stress disorder (PTSD) subjects from healthy control subjects and to classify them with a high degree of accuracy.
Here we show that the main differences in cortical communication circuitry between these two groups lie in the miscommunication of temporal and parietal and/or parieto-occipital right hemispheric areas with other brain areas.
This lateralized temporal-posterior pattern of miscommunication was very similar but was attenuated in patients with PTSD in remission.
These findings are consistent with observations (Penfield 1958
Proc. Natl Acad. Sci. USA 44 51–66, Penfield and Perot 1963 Brain 86 595–696, Gloor 1990 Brain 113 1673–94, Banceaud et al 1994 Brain 117 71–90, Fried 1997 J. Neuropsychiatry Clin. Neurosci. 9 420–8) that electrical stimulation of the temporal cortex in awake human subjects, mostly in the right hemisphere, can elicit the re-enactment and re-living of past experiences.
Based on these facts, we attribute our findings to the re-experiencing component of PTSD and hypothesize that it reflects an involuntarily persistent activation of interacting neural networks involved in experiential consolidation.
Published 28 octobre 2010
Pour lire l'article, cliquez sur le logo de Journal of Neural Engineering
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Spot 1+2+3 "Campagne contre le viol"

Chaque année en France des dizaines de milliers de femmes sont violées.
Aucun de ces crimes ne constitue un cas isolé : le viol est un fait social, une marque que les relations femmes-hommes restent profondément inégalitaires dans notre société.

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21 novembre 2010

Rita Hayworth et la maladie d'Alzheimer

Page 373
À la fin de la première semaine de répétitions, Rita s'effondra.
Le samedi soir, elle se plaignit d'avoir mangé quelque chose qui la rendait « malade », et le lundi elle fut hospitalisée sur un diagnostic d'anémie, d'épuisement nerveux et de déficience du métabolisme. « Je veux juste me reposer », dit-elle aux journalistes, lorsqu'elle quitta l'hôpital quelques jours plus tard au bras de son médecin. Et son nom disparut de la distribution de la pièce.
Personne ne savait encore de quelle maladie elle souffrait. Les victimes de la maladie d'Alzheimer éprouvent beaucoup de difficultés à s'adapter à de nouvelles situations, ce qui était le cas de Rita avec le théâtre. Et lorsque la situation devient trop difficile à maîtriser, le malade panique et renonce. On donna diverses explications au renoncement de Rita : qu'elle n'avait pu supporter la chaleur et l'humidité qui régnaient sur la scène au théâtre Ethel-Barrymore ; que brusquement elle s'était rendu compte qu'elle n'aimait pas la pièce; et aussi, ce qui était nettement plus proche de la vérité, qu'elle s'était sentie incapable de passer du cinéma au théâtre – incapacité que la maladie, bien entendu, aggravait.
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Autres billets sur Rita Hayworth
1/ Livre - Rita Hayworth par Barbara Leaming
2/ Rita Hayworth par Barbara Leaming
3/ Rita Hayworth élevée sous l'emprise et les viols de son père
4/ Rita Hayworth demeurait une élève docile, anxieuse de plaire
5/ Rita Hayworth et sa mère face aux viols par inceste
6/ Rita Hayworth - Parfois elle ne pouvait s'empêcher de pleurer ouvertement devant les metteurs en scène et ses camarades de travail
7/ L'emprise : déjà à seize ans Rita Hayworth pensait sérieusement à se mettre entre les mains d'un protecteur d'un certain âge
8/ C'est ainsi que Rita Cansino devint Rita Hayworth, du nom de jeune fille de sa 
mère
9/ Tout en obéissant docilement aux ordres qu'on lui donnait, faisant exactement ce qu'on lui disait de faire, Rita Hayworth semblait s'éteindre
10/ Rita Hayworth fait preuve d'une assiduité et d'un amour du travail inhabituels
11/ Les tendances autodestructrices inconscientes qui trop souvent guidaient la conduite de Rita Hayworth
12/ Orson Welles & Rita Hayworth et l'alcoolisme
13/ L'image dévaluée qu'avait Rita Hayworth d'elle-même et son sentiment d'infériorité
14/ Ali Khan & Rita Hayworth et l'argent
15/ La dame de Shanghaï selon Barbara Leaming
16/ Rita Hayworth : être une personne mauvaise et méprisable

La Dame de Shanghai The Lady from Shanghai de Orson Welles avec Rita Hayworth
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20 novembre 2010

15/ La dame de Shanghaï selon Barbara Leaming

Page 154
Quant au personnage d'Elsa, il rappelle par bien des côtés celle qui l'interprète.
Rita incarne en effet une « pauvre gamine » (selon les termes d'un autre protagoniste du film) mariée à un homme beaucoup plus âgé qu'elle, sorte de figure paternelle qui, comme Judson, la menace de révéler les noirs secrets de son passé.
Il est même question d'une mystérieuse lettre (écrite ici par le mari) qui raconte des choses qui pourraient la couler définitivement si elles étaient connues.
Comme Judson, son vieux mari la pousse dans les bras d'un autre homme et, pervers, encourage leur liaison.
Toutefois, l'écho le plus poignant de la réalité, c'est dans la relation entre les deux personnages principaux qu'il faut le chercher. « Arrête de pleurer. Je ne peux pas supporter de te voir pleurer », dit Michael à Elsa, nous rappelant le désespoir de Welles devant les larmes de Rita.
Et tout comme Welles, il lui promet de l'emmener avec lui loin de tout cela : « Je vais t'emmener dans un endroit où il n'y a pas d'espions », ces espions étant une allusion à Harry Cohn et à l'obsédante surveillance qu'il exerçait sur sa star.
Pourtant, un peu plus tard, Michael, toujours à l'image de Welles, semble avoir changé d'avis : « Veux-tu toujours m'emmener avec toi ? » demande-t-elle désespérée. Et la réponse ne tombe qu'au bout d'un long et pénible silence. 
« Pourquoi me poses-tu cette question ? dit-il, visiblement toujours aussi amoureux, mais soudain effrayé et hésitant. 
Arrête de me tourmenter. »
À un moment, elle paraît comprendre pourquoi il ne peut malgré tout son désir, la sauver : « Tu ne sais même pas prendre soin de toi-même, lui dit-elle, alors comment pourrais-tu t'occuper de moi ? »
Accablé par ses propres problèmes, Welles n'avait vu d'autre issue que de s'éloigner de Rita – comportement identique à celui qu'il avait eu à l'égard de son père alcoolique, au retour d'un voyage traumatisant en Chine, et qu'il se reprocha tout le restant de sa vie.
La même histoire se répétait avec Rita : pour se sauver il rejetait loin de lui quelqu'un qu'il aimait, le laissant seul face à ses démons. Que dans son esprit les deux trahisons aient été liées, on en trouve la preuve dans le film, où il situe le passé d'Elsa non au Mexique, mais en Chine, le lieu qu'il associait à la déchéance de son père.


Autres billets sur les larmes
Elle les laissaient approcher pour leur faire peur ensuite et noyer tout cela dans les larmes dans Interdits ordinaires

Orson Welles & Rita Hayworth
envoyé par vodeo. - Films courts et animations.
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6/ Rita Hayworth - Parfois elle ne pouvait s'empêcher de pleurer ouvertement devant les metteurs en scène et ses camarades de travail
7/ L'emprise : déjà à seize ans Rita Hayworth pensait sérieusement à se mettre entre les mains d'un protecteur d'un certain âge
8/ C'est ainsi que Rita Cansino devint Rita Hayworth, du nom de jeune fille de sa 
mère
9/ Tout en obéissant docilement aux ordres qu'on lui donnait, faisant exactement ce qu'on lui disait de faire, Rita Hayworth semblait s'éteindre
10/ Rita Hayworth fait preuve d'une assiduité et d'un amour du travail inhabituels
11/ Les tendances autodestructrices inconscientes qui trop souvent guidaient la conduite de Rita Hayworth
12/ Orson Welles & Rita Hayworth et l'alcoolisme
13/ L'image dévaluée qu'avait Rita Hayworth d'elle-même et son sentiment d'infériorité
14/ Ali Khan & Rita Hayworth et l'argent
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La Dame de Shanghai The Lady from Shanghai de Orson Welles avec Rita Hayworth
Rita Hayworth et la maladie d'Alzheimer
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19 novembre 2010

la Dame de Shanghai The Lady from Shanghai de Orson Welles avec Rita Hayworth

Drame d'Orson Welles,
avec Rita Hayworth (Elsa Bannister),
Orson Welles (Michael O'Hara),
Everett Sloane (Arthur Bannister),
Glenn Anders (George Grisby),
Ted De Corsia (Sidney Broome),
Gus Schilling (Goldie).
Scénario : Orson Welles, librement adapté du roman de Sherwood King If I Should Die Before I Wake Photographie : Charles Lawton Jr.
Décor : Stephen Goosson, Sturges Carne
Musique : Heinz
Roemheld
Montage : Viola Lawrence
Production : Columbia Pictures
Pays : États-Unis
Date de sortie : 1948 Durée : 1 h 27

Une étrange beauté

Orson Welles a sans doute tourné ce film, adapté d'un roman assez faible, avec l'idée de prouver à Hollywood qu'il était capable de faire un film à succès, en employant une star comme Rita Hayworth (laquelle était alors sa femme).

Le résultat fut loin de convaincre les studios. La Columbia, plutôt réservée, attendit de sortir Gilda de Charles Vidor, qui élèvera Hayworth au rang de star, avant de se risquer à exploiter le film de Welles…

Il n'en reste pas moins que la Dame de Shanghai est un beau film qui dégage une impression étrange, troublante, du fait de la relation tumultueuse entre les deux personnages principaux : un mélange d'amour et de manipulation.

Le récit doublé du commentaire en voix off ajoute beaucoup à l'étrangeté du film. Truffaut écrivait à ce sujet : « Si l'on regarde le film en écoutant les informations données par la voix off (le commentaire prononcé par Orson Welles), on s'aperçoit que le scénario est beaucoup plus simple qu'il n'en donne l'impression : toute l'histoire s'inscrit dans un itinéraire marin qui va de New York à San Francisco en passant par les Caraïbes et une escale à Acapulco ! L'écriture du script est très professionnelle, chaque scène se termine par un gag visuel ou sonore, l'action ne reste jamais en repos ».

On se souvient également de la composition des deux personnages secondaires : Everett Sloane qui joue le mari de Rita Hayworth, figure mêlant puissance et infirmité (il marche en s'aidant de deux cannes) et Glenn Anders qui, dans le rôle de George Grisby, est chargé de tendre un piège au naïf Michael O'Hara.

Pour lire le résumé, cliquez sur la photo
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Autres billets sur Rita Hayworth
1/ Livre - Rita Hayworth par Barbara Leaming
2/ Rita Hayworth par Barbara Leaming
3/ Rita Hayworth élevée sous l'emprise et les viols de son père
4/ Rita Hayworth demeurait une élève docile, anxieuse de plaire
5/ Rita Hayworth et sa mère face aux viols par inceste
6/ Rita Hayworth - Parfois elle ne pouvait s'empêcher de pleurer ouvertement devant les metteurs en scène et ses camarades de travail
7/ L'emprise : déjà à seize ans Rita Hayworth pensait sérieusement à se mettre entre les mains d'un protecteur d'un certain âge
8/ C'est ainsi que Rita Cansino devint Rita Hayworth, du nom de jeune fille de sa 
mère
9/ Tout en obéissant docilement aux ordres qu'on lui donnait, faisant exactement ce qu'on lui disait de faire, Rita Hayworth semblait s'éteindre
10/ Rita Hayworth fait preuve d'une assiduité et d'un amour du travail inhabituels
11/ Les tendances autodestructrices inconscientes qui trop souvent guidaient la conduite de Rita Hayworth
12/ Orson Welles & Rita Hayworth et l'alcoolisme
13/ L'image dévaluée qu'avait Rita Hayworth d'elle-même et son sentiment d'infériorité
14/ Ali Khan & Rita Hayworth et l'argent
15/ La dame de Shanghaï selon Barbara Leaming
16/ Rita Hayworth : être une personne mauvaise et méprisable

La Dame de Shanghai The Lady from Shanghai de Orson Welles avec Rita Hayworth
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17 novembre 2010

une relique pour les seins par Langue sauce piquante


16 novembre 2010

gr0001b.1289915869.jpgCertaines féministes ont beau avoir brûlé des soutiens-gorge en place publique et milité contre le port de cette pièce vestimentaire, nous ne voulons pas instruire son procès mais juste souligner en quoi son nom est singulier. Nous avons déjà évoqué l’anomalie orthographique de soutien-gorge*, qui devrait s’écrire soutient-gorge, comme on écrit réveille-matin ou appuie-tête, le premier terme de ces mots composés étant un verbe à la troisième personne du singulier de l’indicatif présent (cf. soutien-gorge, ou la chute du “t”).
Nous avions provisoirement laissé de côté le second terme, gorge, qui pour désigner les seins a de quoi surprendre. Certes, gorge (ou gorjon), par extension “géographique” de sens, a pu désigner les seins dès le Moyen Age, comme le montre cette citation du XIVe siècle : “Li gorge et li gorjons sont dehors la gonnelle” (la gorge et les seins sont hors de la robe ; Dictionnaire de l’ancien français, ou “Greimas”), mais cette acception, restée marginale, était devenue résiduelle, concurrencée par les nombreux mots qui nomment sans détour la poitrine féminine. Le Robert la donne comme “vieille” et “littéraire”, une sorte de relique linguistique (une relique pour les seins !) : et l’on peut d’autant plus le croire qu’il est expert en matière mammaire.

La statuette minoenne que nous avons choisie en illustration, trouvée à Cnossos, en Crète, et vieille d’environ 3 600 ans, représente une jeune et gironde dame qui se passe allègrement de soutien-gorge. Pour elle aussi, li gorge et li gorjons sont dehors la gonnelle ! Et aucun tartuffe pour lui dire Couvrez ce sein que je ne saurais voir. Un chat est juché sur sa tête. Le chat et les serpents indiquent sa proximité certaine avec les puissances chtoniennes. On la nomme, faute de connaissances plus précises, “la prêtresse aux serpents” ou “la déesse aux serpents”.

* Soutien-gorge a été inventé à la “Belle Epoque” : le mot est baptisé par Larousse en 1904.

Pour lire la suite du billet, cliquez sur le logo de Langue sauce piquante

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15 novembre 2010

Enfants: silence, on maltraite ! par Charles Gilbert

26/08/1999
Les médecins et travailleurs sociaux qui signalent des cas de maltraitance ou d'abus sexuels sont souvent victimes de représailles
Les professionnels de l'enfance maltraitée auraient-ils sombré dans la paranoïa ?
Des médecins, des psychiatres, des travailleurs sociaux et des responsables d'association de plus en plus nombreux se prétendent aujourd'hui victimes de harcèlement, de menaces et de rumeurs visant à les discréditer. Les attaques viennent non seulement des agresseurs des enfants dont ils ont la charge, mais aussi des pouvoirs publics, des autorités médicales et de l'opinion.
« Deux ans après l'électrochoc de l'affaire Dutroux, on a l'impression d'un retour en arrière, affirme l'avocat Pierre Jalet, président de l'Association pour la formation de la protection de l'enfance [Afpe] : les langues ont à peine commencé à se délier sur les affaires d'inceste et de pédophilie que déjà on veut faire taire ceux qui parlent. »

Pour lire la suite de l'article, cliquez sur le logo de L'Express.fr

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Désamour par Bernard Lempert

Broché
Paru le : 01/12/1994
Editeur : Seuil
Collection : La couleur des idées
ISBN : 2-02-021951-4
EAN : 9782020219518
Nb. de pages : 0 pages
Poids : 210 g
Maltraitance et inceste ne sont pas des événements malheureux qui frapperaient certaines structures familiales soumises à des conditions extérieures difficiles, mais les conséquences directes d'un engrenage, d'un mécanisme dont la logique interne n'est rien d'autre que la destruction de l'enfant.
La victime occupe une véritable position sacrificielle, comme si la sphère privée faisait mémoire des sacrifices humains prisés par d'anciens rituels. Dès lors, l'analyse des violences familiales et de leurs conséquences psychiques gagne à se confronter à l'anthropologie religieuse, notamment aux principes, raisonnements et discours qui prétendaient justifier les pratiques sacrificielles.
En retour, une meilleure compréhension des phénomènes de maltraitance permet de relire les rapports entre la violence et le sacré, en posant côte à côte des réflexions sur l'Ancien Testament, des commentaires de contes de fées et des analyses de rêves éveillés qui ont surgi dans l'inconscient de quelques-uns de nos contemporains

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13 novembre 2010

Aucune thérapie ne serait possible... par Kieser-I

Si vous n'êtes pas inscrit sur facebook, cette parole d'un rescapé suffira. Elle n'est en rien exceptionnelle, on l'entend souvent, trop souvent. Elle est même véhiculée par des cliniciens. Je l'ai toujours dénoncée comme un grave préjugé.

Voilà un préjugé spécifique directement issu de l'archaïsme freudien. S'il s'agit de permettre un rétablissement de l'identité, de permettre une vie où les tourments de la peur, de la culpabilité, de la honte de soi, etc. deviendraient de lointains bruits de fond, alors oui, une thérapie est possible.
Il y a une progression à respecter, des étapes mais la guérison au sens médical : cautériser la blessure, consolider la guérison, est possible. "Accepter" est une mystification directement liée à la pensée chrétienne de la souffrance comme moyen de maturation que la vieille psychanalyse a reprise à son compte et le public français est encore largement abreuvé de ces mystifications. "Accepter", c'est cela la condamnation à perpétuité, dans cette acceptation d'une blessure qui ne se refermerait jamais, il y a, explicitement, la victoire du prédateur qui est d'abord un manipulateur.
Le plus souvent, c'est sa manière à lui, entretenue par une société largement aveugle donc complice, de perpétuer le lien morbide qui hante la victime des années durant.
Une thérapie, c'est d'abord casser ce lien pour, ensuite, permettre la construction d'une identité propre, à l'abri de cette influence morbide. Et si l'on croit que celle-ci disparaît avec la distance et le temps, on se trompe et si l'on veut en inculquer la certitude, on commet une imposture terrible. La contamination psychique demeure tant qu'il ne se trouve personne pour en défaire la trame et les pièges.
Pour lire la suite du billet, cliquez sur le logo du Post

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9 novembre 2010

Mardi 9 novembre 2010 – Antenne 2 prise directe

Sur les traces de leur bourreau
La justice n’a pas su les entendre, elles ont choisi de se transformer en justicières… Noémie vit dans le même village que son agresseur. Un violeur qui a été condamné, mais qui n’a pas effectué sa peine. Une situation insupportable pour cette jeune femme de 20 ans. Avec son ami, elle organise une expédition punitive qui la mènera sur le banc des accusés. Virginie, elle, se heurte au délai de prescription : la justice refuse d’enregistrer sa plainte. Pour confondre son violeur, elle se lance alors à la recherche d’autres victimes dont les dossiers ne risquent pas d’être classés. Nous l’avons suivie dans sa quête. Un combat qu’Angélique a mené elle aussi. Après des mois d’enquête, elle a obtenu l’inculpation du maire de son village des Landes, soupçonné de viols sur mineurs depuis des dizaines d’années. Angélique, Noémie, Virginie, trois femmes qui, pour obtenir justice, se sont transformées en "chasseurs de crimes".
Pour lire l'article, cliquez sur le logo de Prise directe
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7 novembre 2010

Mécanismes des violences : quelles origines ? par Muriel Salmona

7 novembre 2010
Les violences font partie du champ d’étude de la géopolitique comme de la géostratégie. Le conflit pour le territoire passe souvent par les violences faites aux personnes, particulièrement aux femmes. Les violences surviennent aussi dans des milieux censés être les plus protecteurs, comme la famille, le couple, le monde du travail. Quels sont les mécanismes à l’œuvre au moment des violences et dans les temps qui suivent ?
Médecin, l’auteur propose ici une réponse scientifique claire, illustrée par trois planches en couleur. Son propos apporte un éclairage précieux pour saisir les processus de production et reproduction de la violence.

SI LA VIOLENCE est un formidable instrument de domination et de soumission, si elle a de graves conséquences psychotraumatiques sur les victimes, elle est aussi un auto-traitement très efficace à court terme d’un état de mal-être. Nous allons voir que la violence a un pouvoir anesthésiant sur les émotions et la douleur, que ce soit sur la victime, sur l’agresseur, ou sur un témoin de violences. Ce pouvoir anesthésiant est au cœur des stratégies de survie des victimes et de la reproduction des violences. Il provient de mécanismes neurobiologiques de sauvegarde déclenchés par le cerveau lors des violences. Ces mécanismes commencent à être bien connus depuis quelques années grâce à de nombreuses recherches en neurobiologie et en neuro-imagerie. J’ai pu faire la synthèse de tous ces travaux et de mes recherches cliniques pour élaborer un modèle clinique et théorique permettant de mieux comprendre les effets et les causes psychotraumatiques de la violence, et ses mécanismes de reproduction de proche en proche, de génération en génération

…/…
Les agresseurs
Si les victimes subissent ce mécanisme de sauvegarde anesthésiant qui leur permet de survivre au prix de l’installation d’une mémoire traumatique, les agresseurs, eux, recherchent ce mécanisme pour s’anesthésier, la victime n’étant qu’un fusible pour y parvenir.

Si les agresseurs cherchent à s’anesthésier, c’est qu’ils sont eux aussi aux prises avec une mémoire traumatique qui provient de leur passé. Mais, ils convoquent une victime qu’ils se choisissent pour gérer à leur place leurs troubles psychotraumatiques, cette dernière devenant une esclave emprisonnée dans un scénario qui ne la concerne initialement pas.

L’agresseur se drogue au stress grâce à la violence qui devient pour lui une véritable toxicomanie. L’anesthésie émotionnelle procurée par les violences lui est utile pour éteindre des angoisses profondes provenant de son histoire et est responsable chez lui d’un véritable un état d’anesthésie émotionnelle. En fait les auteurs de violence ont expérimenté un choc émotionnel traumatisant, sa disjonction de secours et son anesthésie émotionnelle dans leur enfance lors de maltraitances ou en étant témoins de violences extrêmes dans leur famille comme des violences conjugales.

Ce choc émotionnel traumatisant a pu aussi se produire à l’âge adulte lors de guerres, de conflits armés, de répressions, d’actes de terrorisme ou lors d’activités professionnelles exposées à des violences extrêmes (soldats, policiers, pompiers, humanitaires…). Et n’ayant pas été traités, ils ont développé une mémoire traumatique qu’ils vont autotraiter en s’identifiant aux agresseurs et en cherchant à s’anesthésier aux dépens de victimes qu’ils se choisissent, d’autant plus faciles à trouver que la société où ils vivent est inégalitaire.

Les femmes et les filles sont alors des victimes idéales pour jouer le rôle de fusibles et leur permettre de recycler leurs troubles psychotraumatiques. Ils peuvent les considérer comme leur appartenant et donc comme instrumentalisables à merci. Cela explique que les violences faites aux femmes et aux filles sont beaucoup plus fréquentes et graves dans des sociétés très inégalitaires et après des conflits armés, des guerres civiles, des génocides.

Pour autant la violence reste toujours un choix, une facilité dont l’agresseur est entièrement responsable. Bien d’autres conduites d’évitement (hypervigilance et contrôle, retrait social, soumission) et anesthésiantes (conduites à risque, alcool, drogue) existent, qu’il connaît pour les avoir presque toujours expérimentées. Mais il préfère exercer des violences qui lui permettent de faire l’économie de nombreuses stratégies d’évitement et de contrôle, et de conduites dissociantes. De plus comme ces violences font socialement l’objet d’un déni et d’une loi du silence, il peut d’autant plus préférer cette stratégie dissociante plutôt que d’essayer de composer avec une souffrance mentale qui risque de l’exclure et le marginaliser. La société dans son ensemble stigmatise plus les troubles psychiatriques et les conduites addictives des victimes que les violences qui leur sont faites. Et il est bien plus valorisant d’être en position de domination plutôt que de victime. Dans une société inégalitaire, les violences sont un privilège offert à tous ceux qui adhèrent à la loi du plus fort.
Pour lire la suite de l'article cliquez sur le logo de diploweb.com
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Autres billets de la Docteure Muriel Salmona
°/ La mémoire traumatique
°°/ Dissociation, mémoire traumatique et violences sexuelles : des conséquences graves sur la santé à soigner
11 mars 2010 – Colloque "Viols et aggressions sexuelles : comprendre pour agir" Extrait intervention de Muriel Salmona
RFI – État des lieux de la situation des droits de l'enfant dans le monde
Elles crèvent d’être enfermées dans un no man’s land, de devoir se taire à cause de la honte et de la culpabilité

Ce qui se passe dans notre cerveau quand on est confronté à une grande peur – par Vincent Corbo
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3 novembre 2010

Petit séjour à l'hôpital

Je m'absente
pour une petite semaine
embolie pulmonaire = j'étouffe
Bis repetita
la dernière fois c'était cet été
Que les incestées coûtent cher à la sécu !
Si on faisait le compte, on se bougerait un peu plus pour faire en sorte que cela n'arrive plus.
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Mon époux est venu une fois me voir avec ma fille cadette
L'aînée de quatorze ans n'est pas venue et n'a pas téléphoné

L'entourage s'habitue à la répétition.
La première fois ça fait peur mais on ne bouge pas trop
Les suivantes feront partie d'un mode de vie sans compassion

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2 novembre 2010

Chut – dans les silences de l'inceste par Myriam Périne

Broché
Paru le : 04/01/2007
Editeur : Presses de la Renaissance
ISBN : 978-2-7509-0286-5
EAN : 9782750902865
Nb. de pages : 226 pages
Poids : 310 g
Dimensions :14,5cm x 22,5cm x 2cm
Chut !...
Garder le secret. Surtout ne rien dire. Ne rien laisser transparaître. Même si ça me ronge de l'intérieur, même si ça fait mal, là, tout au fond de moi. La vie de Myriam Périne bascule à l'âge de huit ans, au divorce de ses parents. G., le nouveau compagnon de sa mère, s'avère être un pervers, maître dans l'art de la manipulation. Myriam tombe très vite sous sa coupe. Toujours là pour la réconforter dans ses tourments, il la coupe peu à peu de ses proches.
Fascinée, à l'adolescence, elle accepte tout, même l'inacceptable. Au vu et au su de sa propre mère : G. l'a convaincue que cela faisait partie de la " thérapie " dont sa fille avait besoin. Ce témoignage saisissant est l'aboutissement de quinze années de souffrance. La douleur de l'auteur imprègne chaque page, les mots sonnent juste et révèlent l'ambiguïté d'une situation insupportable. En brisant le mur du silence, Myriam Périne veut donner aux victimes le courage de suivre son exemple.
Parler, pour enfin se libérer.
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